safari photographique en Tanzanie et au Kenya, photographies d'oiseaux

 

Kitulo
TELE 500 BL

Comment photographier des oiseaux en Tanzanie et au Kenya

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TELE CL

Quel boîtier ?

Un boîtier reflex à objectif interchangeable. Numérique ou argentique ? En 2005, le rapport de force s'inverse et pour un usage courant, familial, amateur non expert, le numérique a gagné la bataille malgré les atouts évidents de l'argentique (et la nostalgie bien compréhensible des "anciens").

Le plus rapide possible, ça bouge vite, ces bestioles parfois (mais ça peut rester aussi immobile longtemps). Un argentique ? C'est mieux pour la rapidité de mise en oeuvre, la fiabilité et l'autonomie. Le film a encore (pour peu de temps ?) des possibilités supérieures à celles des capteurs courants. Une vitesse de motorisation élevée est toujours utile, et surtout une disponibilité constante, le numérique EOS 300D m'a joué des tours avec son retard à la mise en service et sa cadence de 1 vue/seconde parfois très pénalisante, bien plus que sa cadence initiale de 3 vues/seconde. Mais, car il y a un mais, ces bestioles sont des pièges à pellicule, un numérique peut permettre des économies pour une pratique où il peut y avoir pas mal de déchet (en étant très indulgents, nous gardons une photo sur deux des séries faciles et une sur x des autres) et présente l'avantage du réglage des ISO à la demande. Le post traitement est également plus facile que pour les clichés argentiques, mais je ne voudrais pas relancer le débat perpétuel. Faut un boîtier, le vôtre, celui que vous connaissez bien. Point barre.

En revanche, si vous devez vous équiper, pas de problème, c'est un reflex numérique à objectif interchangeable qu'il vous faut.

Quel objectif ?

Évidemment celui de la marque de votre boîtier, ou d'un fabricant d'objectifs comme Tokina, Tamron ou Sigma. Un téléobjectif pour la photo animalière, un grand-angle pour les paysages, éventuellement un objectif macro pour inesctes et assimilés, plantes et minéraux.

IPour la focale, il faut à mon avis un téléobjectif ou un zoom de 400 mm (plus si affinités), et avec multiplicateur. Téléobjectif ou zoom ont chacun leurs avantages ou leurs inconvénients. Si l'on doit utiliser un seul objectif, le zoom s'impose, d'autant qu'en safari on est souvent à une distance imposée du sujet : obligation de rester dans la voiture et interdiction le plus souvent pour celle-ci de quitter la piste. Le zoom économise aussi les changements d'objectifs, parfois acrobatiques, sources de poussières, de perte de temps.
L'usage d'un multiplicateur est plus facile sur un téléobjectif fixe car celui-ci est généralement plus ouvert que le zoom correspondant, on conserve donc mieux l'autofocus, le viseur est plus clair, la sensibilité ISO a moins besoin d'être élevée. Les résultats optiques d'un objectif fixe sont a priori supérieurs, surtout en cas d'usage d'un multiplicateur, mais ce n'est pas à mon avis un critère déterminant pour un usage amateur, sauf besoin d'agrandissements géants.

Un grand télé en numérique, de 400 ou plus ? Ah, mais c'est qu'on fait du numérique, on a le coeff., c'est magique, le 300 mm devient un 390 ou 450 ou 480 mm, avec notre coefficient multiplicateur de 1,3 ou 1,5 ou 1,6 ! Ben ouais, mais on peut aussi recadrer sa photo, alors le coeff., hein, c'est quasi du pipeau ! Moi, il m'embête bien plus qu'il ne m'arrange, ce fameux coeff. donnez-moi des pixels (des gros, merci) et gardez-le votre coeff. de 1,6. Ah j'en ai rêvé, Canon l'a fait ? Ouaip, mais au prix d'un safari (un beau).
Bon, soyons sérieux, la donne a évolué avec l'augmentation du nombre de pixels offerts par les capteurs de format réduit des derniers reflex : Canon, Nikon, Olympus, Konica-Minolta, Pentax offrent des capteurs APS ou presque de 8 millions de pixels, il suffit de monter dessus des objectifs top de chez top ! Des série L ou DO en téléobjectifs sur les Canon ou les derniers modèles des Nikon (VR***) permettent d 'exploiter au mieux les photosites très petits et très serrés (jusqu'à 24 Mp sur le D3x Nikon) , quant aux objectifs Olympus ils ont été conçus spécialement pour une utilisation sur petit capteur 4/3. On peut donc "descendre" au 300 mm avec un petit capteur, j'en conviens, mais rappelons-nous que "trop fort n'a jamais manqué"...

L'autofocus ? Oui, s'il est rapide, mais même avec des objectifs USM, je trouve souvent pratique de le débrayer, sinon la moindre branchette agitée par le vent peut vous faire perdre le point sur le barbican de votre vie, le temps que vous l'ayez retrouvé, la branche sera vide ! Autre cas où un autofocus pas hyper rapide peut être pénalisant, l'envol ou l'atterrissage d'une bestiole, guêpier pas au hasard, qui quitte ou regagne régulièrement le même poste de dégustation/guet. La stabilisation est toujours un plus, elle est indispensable une fois que l'on y a goûté, sans être doué, en appui sur quelques haricots (crus) en sac, il m'est arrivé de descendre au 1/60ème avec un 500x1,4 et j'ai réussi quelques photos pas trop floues (700 x 1,6 ? j'ai pas compris s'il fallait en tenir compte ou pas pour le flou de bougé, de toute façon, l'intérêt me paraît assez théorique) inconvénient en numérique, elle est assez bouffeuse de jus si on l'index lourd.

Une ch'tite remarque, j'avais trouvé les touches de mise en service de l'AF (choix 4.5m -10 m 10m - infini ou 4,5 m - infini) et de l'IS (on, off, mode 2) du 500 Canon assez faciles à dérégler. Solution possible : les "scotcher" au baffer (je ne garantis pas le résultat ?). L'emploi d'une combi néoprène de protection/camouflage a résolu le problème : non content d'amortir les chocs, de protéger de la pluie ou de l'humidité, il se trouve que la protection des touches par un plastique transparent a évité les déréglages intempestifs. La remarque vaut pour le 100-400 L Canon. Par ailleurs on a reproché à ce plutôt bon zoom d'être une pompe à poussières, ça ne me semble pas être plus prononcé qu'avec un téléobjectif fixe, en tout cas pas de manière visible même pour des oiseaux en vol sur fond de ciel.

Piles

Prévoir un ou plusieurs jeux de rechange des piles.

On trouve partout des piles crayons alcalines, mais à des prix très supérieurs aux prix européens. Les batteries rechargeables (pour un flash par exemple) sont certes utilisables sauf cas particulier mais leur rechargement peut poser problème (cf. paragraphe énergie de la page numérique).

Toutes les autres piles "exotiques" au mercure, lithium, etc. nécessaires pour le fonctionnement du boîtier ne sont pas disponibles en safari et même à Dar es Salam risquent d'être difficiles à trouver

Les appareils tout mécanique style Leica R6 sont donc toujours un plus dans le cas de trekking, de safari à pied ou à cheval de plusieurs jours.

Accessoires

L'emploi du pare-soleil est obligatoire.

Mettre un filtre "protège-objectif" UV ou équivalent est facultatif et dépend des convictions de chacun. Contre, on interpose 2 surfaces de contact air/verre supplémentaires, pour, on peut nettoyer avec un mouchoir sale sans rayer la délicate lentille frontale. À vous de voir. Un filtre polarisant vous spolie d'un diaphragme, à vous de voir si vous voulez de belles couleurs saturées type pub pour huile solaire pour votre safari en Tanzanie.

Une soufflette ou tout autre matériel adéquat de nettoyage, est indispensable pour décrasser l'objectif (ou le filtre.). Les capteurs des numériques sont particulièrement sensibles aux poussières. Limiter les changements d'objectifs autant que possible et si l'inévitable se produit, utiliser, au calme, dans un endroit sans poussières (!) les méthodes éprouvées et déjà expérimentées avec succès...

Un sac doit contenir tout votre matériel en action dans le 4x4, sur le dos (c'est lourd) en cas de safari à pied et pendant les transports aériens, je n'ai pas d'action chez Lowepro mais du petit Mini Trekker au gros Pro Trekker, vous devriez pouvoir trouver votre bonheur dans leur large gamme qui comprend même des sacs sur roulette. Attention aux dimensions pour le transport aérien, choisissez un modèle ad hoc, mais comme les normes changent d'une compagnie à l'autre, pour ne pas dire d'un comptoir d'embarquement à l'autre, n'hésitez pas à batailler ferme si on vous fait des difficultés pour un sac déclaré agréé cabine. La valeur déclarée (et réelle) du matériel devrait suffire à empêcher tout fourvoiement en soute !

Un moteur est utile, sinon indispensable, des cadences élevées seront appréciées pour les oiseaux en vol, atterrissage et décollage.

Un flash indépendant puissant est un atout de poids (mais vu celui du télé, on va pas chipoter) pour les oiseaux perchés à contre-jour, les bougres ! Un "amplificateur" de flash peut être utilisé pour les prises de vue de nuit à longue distance (attention, l'autofocus est évidemment inopérant dans les cas d'éclairement insuffisant).

tête Wimberley

       Enfin si l'on est bien monté en taille (de focale, oeuf de Corse, 500  mm   ou plus), un monopode ou un trépied (Manfrotto ou Gitzo, et là encore, j'ai pas d'action) est quasi indispensable dans les jardins et parcs des lodges ou pour les safaris à pied. En voiture l'appui sur le toit calé sur le classique sac rempli de lentilles ou haricots convient bien aux mammifères ou aux oiseaux au sol, moins bien à ceux en l'air sur des arbres ou en vol. Les véhicules des pros ou quasi pros sont équipés d'au moins une tête Wimberley (ou équivalent). On peut rêver devant certains 4x4 avec 2 Wimberley, sans compter les sacs de beans ! Avec pied, monopode ou rotule, un système d'attache rapide est très utile, voire indispensable. Nous utilisons une Wimberley fixée sur les barres de toit par un étau Manfrotto. Il n'est évidemment pas question de rouler, sauf à faible allure, et encore, avec l'appareil fixé sur ce dispositif, mais il est très utile à l'arrêt pour tous les sujets en hauteur, au hasard léopard ou autre joli zoziau dans un arbre. Et surtout avec les très longues focales résultant de l'emploi d'un multiplicateur ("converter") et de l'effet du coefficient multiplicateur (1,6 ou 1,3 pour Canon, 1,5 pour Nikon). Une rotule-balle type Arca-Swiss ou équivalent peut être utilisée avec des téléobjectifs pas trop lourds, elle a l'avantage d'être beaucoup moins encombrante. On peut aussi se servir d'une tête vidéo, mais, pour avoir testé les trois, rien ne vaut pour moi la souplesse d'une Wimberley.

Pensez aux jumelles (le fin du fin, les jumelles stabilisées) et pour les ornithologues passionnés l'indispensable lunette longue-vue (zoom ou non).

Et même si vous n'êtes pas énergivore comme l'est tout photographe en numérique, pensez à l'adaptateur de prise de courant qui va bien : la Tanzanie a des prises au standard anglais. Et n'oubliez pas la barrette de prises multiples, les prises de courant sont parfois très disputées quand le groupe électrogène marche le soir, chaque touriste a au moins 1 ou 2 trucs à recharger. Avec une barrette de 4 prises (ou plus) vous pourrez même vous brancher à la place d'un "collègue" anglo-saxon, si vous disposez d'un adaptateur prise anglaise vers prise française qui vous permettra de le rebrancher à votre barrette et d'éviter ainsi un conflit international d'envergure...

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