safari photographique en Tanzanie et au Kenya   conseils safaris, etc.

Ruaha
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  Tanzanie ou Kenya ? Kenya ou Tanzanie ?

        Ce que l'on lit sur la Tanzanie en page 420 de l'édition 2007 du Guide Kenya Tanzanie du célèbre Routard  illustre bien les différences entre les deux pays :    " Par rapport au Kenya, moins de touristes, moins de safaris organisés, moins de lodges, plus de grands espaces sauvages, et plus d'animaux ! La Tanzanie envie le Kenya pour les devises que lui rapporte le tourisme, mais elle ne souhaite pas elle-même devenir une destination pour le tourisme de masse. D'où les prix pratiqués, bien plus élevés qu'au Kenya pour des prestations à peu près identiques"

     Chacun de ces deux pays a son aficion. Tous les deux ont des arguments majeurs. Pour schématiser, le Kenya est plus anciennement engagé dans l'activité de safari, il tire parti au mieux d'une expérience plus ancienne, il est mieux équipé en nombre de lodges et en confort des lodges. La Tanzanie a choisi un autre parcours, s'est ouverte plus récemment au tourisme, même si la déclaration d'Arusha du Président Nyerere remonte à 1961 (quel visionnaire inspiré !) et mise plus sur un tourisme élitaire que sur un tourisme de masse. Les parcs y sont à la fois plus grands, moins riches en lieux d'hébergement pour les touristes et moins fréquentés par les foules vacancières. D'ailleurs la proportion minibus /quatre-quatre y est bien plus faible qu'au Kenya.

     La plupart des parcs et réserves kenyans, sont "minuscules" (200 à 700 km² quand même !) à l'exception des Tsavo Est et Ouest (20 800 km2), Nakuru est même entouré par une clôture. En contrepartie, les animaux sont le plus souvent moins facilemen0t approchables en Tanzanie qu'au Kenya. La densité de faune dans certains parcs et réserves kenyans ne se retrouve en Tanzanie que dans le cratère du Ngorongoro. Et l'on peut trouver des endroits peu fréquentés où l'on ne rencontre que peu de "collègues safaristes" même si le moindre guépard ou léopard peut attirer 10 à 20 voitures et plus (notre record à Samburu, et en octobre encore, pour un seul léopard 23 voitures sans compter la nôtre, nous ne sommes pas approchés du malheureux tacheté !).

       On peut voir à quelques particularités près (p.e. gérénuk et zèbre de Grévy au Kenya, lycaon et chimpanzé en Tanzanie) les mêmes espèces animales dans les 2 pays. Le Masai Mara au Kenya, par exemple, est le prolongement du Serengeti en Tanzanie ; la superficie du Masai Mara est de 1672 km², celle du Serengeti de 14 763 km² pour dix fois moins de camps et lodges. Les frontières entre les deux pays n'offrent que deux points de passage, Namanga, près du parc d'Amboseli et Horohor sur la côte.

       Même si nous avons fait quelques excellents safaris au Kenya, notre site est essentiellement orienté Tanzanie. Au rayon, bien fourni, des avantages de la Tanzanie : les parcs sont plus rapprochés, si l'on se contente des classiques du Nord, pas de liaisons très longues (mais de moins bonnes routes parfois) si l'on concocte bien son trajet, il y a moins de monde qu'au Kenya, un site comme le Ngorongoro (une caldeira de 270 km², un cratère effondré) est unique au monde, avec de plus une densité de faune impressionnante. Et, ce qui ne m'intéresse pas mais peut être un attrait pour certains, une côte tanzanienne bien plus intéressante que celle du Kenya, avec Dar-es-Salam et Zanzibar qui en remontrent largement sur le plan de l'intérêt touristique à Mombasa.

Choix du mode de voyage en Tanzanie

On peut :

- partir à l'aventure sans rien avoir préparé et aviser sur place, en Tanzanie : bonjour, l'aventure ! Très très fortement déconseillé.

- préparer son voyage seul avec une agence sur place en Tanzanie (Arusha ou Dar-es-Salam), soit avec un projet bouclé depuis la France, ce qui est recommandé autant que possible, soit avec un projet à finaliser sur place. Dans ce cas, on s'occupe soi-même des billets d'avion (trois destinations possibles : Nairobi, avec transfert par route, Dar-es-Salam, pour les parcs du Sud, Selous et Ruaha, Arusha, pour les parcs « classiques », ceux du Nord)

- faire affaire avec une agence en France pour un voyage clé en main , solution plus onéreuse et plus sécurisante.

   Un conseil primordial : passer par une agence sérieuse, ou en France ou sur place, en Tanzanie. Se méfier de la gestion des droits d'entrée dans les parcs, en général on paye pour une période de 24 heures et les intermédiaires pourraient avoir l'idée de goupiller ça pour que ça leur coûte le moins cher possible : bien faire préciser sur le voucher les heures d'entrée et de sortie, refuser (sauf si intérêt particulier) les longs arrêts hors parc, type visite d'Olduvai (circulez, y a rien à voir, même si l'on s'intéresse à la paléontologie, ce qui est mon cas : le musée est indigent, la boutique idem, l'on pourrait se contenter du paysage, fabuleux, et des oiseaux de la buvette, nombreux et charmants) ou visite de plantation (pas inintéressant, mais surtout beaucoup moins onéreux pour le tour-opérateur).

    Les arnaques ne manquent pas : économies sur l'entretien du véhicule, des pneus usés sont la promesse, généralement tenue, d'heures passées en rade sur la piste, idem pour un pot d'échappement mal fixé, sans parler des problèmes purement mécaniques. Avec en perspective une journée gâchée à attendre le véhicule de remplacement. Empêcher les économies de carburant qui conduiront à bâcler le safari au plus court. Exiger un 4x4, surtout en saison humide où le risque d'enlisement est réel, ou alors il y a un risque de voir son champ d'exploration réduit, voire très très réduit. L'appartenance de l'agence à la "Tatotz" est un bon point, même si ce ne peut pas être une garantie totale.

La nourriture en Tanzanie

    Elle est généralement bonne à excellente dans les établissements recevant des touristes. Et saine, aucun ennui ou embarras gastriques ou intestinaux en 10 ans de safari. Les breakfasts, notamment, sont fabuleux, au menu œufs brouillés, en omelette ou au plat, avec ou sans bacon (excellent) saucisses (saussage = euh…, je m'abstiens), avec ou sans tomates et haricots, crêpes et pancakes, différents gâteaux, le plateau de fromages (je passe, pas à mon goût, ces fromages sans goût pour anglo-saxons), les fruits (ah, les ananas), seul le pain n'est pas à la hauteur, heureusement les toasts sont là.

    Les pique-nique, même élaborés dans un bon lodge, sont généralement basiques, voire décevants, mais ils permettent de passer dans la savane les heures chaudes, généralement moins fréquentées par les autres touristes. On ne va pas là-bas pour faire de la gastronomie, que diable ! Cependant certains camps de luxe, au lieu de refiler les boîtes en cartons de mauvais augure, concoctent des repas de qualité, avec vaisselle, nappe, serviettes, table et chaises pliantes qui vous ramènent tout de suite à l'époque des grands chasseurs blancs ! Déjeuner ainsi dans la savane à portée de gueule (enfin, pas trop à portée) des lions et hyènes, ça en a, de la gueule, non ?

Safari photo en Tanzanie

Le matériel est contingent, il peut être argentique ou numérique, un téléobjectif est conseillé, idéalement au moins un 400 mm (ou un 300 mm avec multiplicateur x1,4 ou/et x2).  On en cause ici.

La réussite du safari photographique tient à 90 % au talent du chauffeur pour conduire aux endroits propices et pour repérer les animaux. Certains, dans les bonnes compagnies, ont des connaissances zoologiques impressionnantes, Ally, notre chauffeur et ami tanzanien préféré, connaît pour tous les oiseaux rencontrés le nom scientifique (en latin) et les noms vernaculaires en anglais et en swahili toujours, en français presque toujours. Tout en conduisant, il peut repérer une chouette cachée dans un arbre que nous avons d'abord du mal à repérer quand il nous la désigne une fois arrêté ! Les bons chauffeurs sont dans les bonnes compagnies ! Sur place, je peux recommander Leopard Tour, Akorn, la division pour la France d'Abercrombie et Kent (le meilleur sans doute, le plus cher assurément).

Circuits classiques en Tanzanie :

Parcs du nord, les classiques de la Tanzanie

Les grands classiques sont Serengeti, Manyara, Tarangire, Arusha, Kilimandjaro, auxquels il faut rajouter le NCA (Ngorongoro Conservation Area), territoire de conservation du Ngorongoro. Les parc nationaux de Gombe (celui de Jane Goodall et de ses copains chimpanzés) et de Rubondo sont moins connus.

Ngorongoro

Le diamant, l'émeraude de la Tanzanie.

     Le cratère du Ngorongoro est entouré d'une aire de conservation dans laquelle les activités pastorales et les habitations des Masai sont autorisées. Cette aire comporte d'autres cratères et au nord-ouest, elle est la parfaite continuation du Serengeti. Les Masai ont conservé un droit de pacage pour leurs troupeaux dans la journée. On entend donc le matin, de l'hôtel Serena, les bêtes descendre au son de leurs sonnailles, ce qui ferait très suisse si elles n'étaient accompagnées des sifflements et des chants des petits pâtres masai. On a comparé le Ngorongoro à un gigantesque parc animalier, ce qui est très injuste. La densité animale et la variété des espèces est en effet supérieure à celle de n'importe quel parc, zoo ou assimilé. C'est le jardin d'Eden, un paradis animalier où l'on espère que le serpent tentateur échouera. La densité automobile peut y être assez dérangeante mais sur les 270 km², il reste toujours des coins négligés de la foule (relative). Ce ne sont pas forcément les moins intéressants, nous avons vu dans un total isolement cinq guépards batifoler longuement, un chacal se faire courser par une gazelle de Grant, un autre se taper une oie (pas blanche), un serval roder autour de grues ou en tout petit comité une bande de hyènes se goinfrer un gnou. On ne trouve pas dans le cratère de crocodiles, de girafes ou d'éléphants femelles ou non adultes. On peut y voir en toutes saisons des vastes troupeaux de gnous et de zèbres qui y sont sédentarisés, des élands.

Serengeti

    Le Serengeti, le plus vaste des parcs nationaux tanzaniens, peut être divisé en plusieurs régions avec leurs particularités, le sud (Kusini), en jonction avec l'aire de conservation du Ngorongoro, le centre avec la rivière Seronera, l'Ouest avec le corridor occidental qui conduit au lac Victoria, le nord avec la région de Lobo, dont le prolongement kenyan est le parc de Masai Mara. Le Serengeti est le territoire parcouru par la grande migration des gnous (et de leurs compères zèbres) en janvier, février. Le Serengeti est un des meilleurs endroits pour voir les trois grands félins prédateurs, lion, guépard et léopard. On y trouve aussi des rhinocéros (dans le Moro Kopjies, encore fermé au tourisme), des  hippopotames, crocodiles, girafes, éléphants, et toutes les antilopes possibles.

    Le Serengeti est une étendue plate, les reliefs sont essentiellement constitués par des gros blocs rocheux, les kopjies, à ne pas négliger car ils servent souvent de base aux lions. Les  guépards préfèrent se percher à l'affût sur les termitières. Enfin les léopards se trouvent dans les arbres, à proximité des rivières, généralement un seul individu, parfois deux. Ils squattent les branches horizontales, qui leur servent également de garde-manger : ils arrivent à monter leur proie, antilope ou même buffle pas trop lourd (pas un papy) à plusieurs mètres de hauteur. Les points d'eau sont rares, ils n'en sont que plus fréquentés, rivières, mares temporaires et même flaques attirent tout ce qui vit et qui boit, même au risque de leur vie : crocodiles ou carnivores terrestres. La trêve autour des points d'eau en période de grande sécheresse n'est peut-être pas une légende, mais elle est très relative, les hostilités peuvent être déclenchées sans préavis.

Ndutu, administrativement placé dans l'aire de conservation du Ngorongoro est une partie intégrante du Serengeti. Le lodge au confort rustique (bungalows récemment améliorés) dégage un charme unique avec sa salle à manger ouverte sur la savane. Il n'est pas rare de voir des girafes, des éléphants passer à moins de 200 m des dîneurs. Le lodge a pour emblème la genette, une famille de ces sympathiques viverridés est installée à demeure dans la toiture du lodge et se fait nourrir 3 fois par jour, ces genettes se laissent photographier avec complaisance. L'eau pour les ablutions est très sodée, elle se rince très difficilement, prévoir une bouteille d'eau de source pour se rincer les cheveux ! Le groupe électrogène ne fonctionne que quelques heures dans la journée, prévoir des adaptateurs et une barrette multiple pour la recharge des différents ustensiles numériques, batteries, videurs de cartes, accus… Ndutu est l'endroit rêvé pour observer la grande migration en janvier février. On peut voir près de Ndutu des concentrations de zèbres et de gnous impressionnantes, les deux lacs Masek et Ndutu accueillent des nuées de flamants, des petits échassiers, les abords de la rivière sont fréquentés par les rapaces, par les lions. Les otocyons ont leurs terriers dans les rives. Girafes et éléphants font partie des habitués, comme dik-dik et impalas à qui les zones de savane arbustive procurent le biotope idéal du phyllophage (mangeur de feuille).

Kusini (ça veut dire sud), au sud-ouest, offre un seul hébergement, le Kusini Camp, camp de luxe situé sur un kopje, cette partie du Serengeti, moins fréquentée, est ouverte au hors piste, comme certains secteurs de Ndutu, la faune est comparable à celle de Ndutu, oiseaux d'eau en moins (mais il y a quand même force vanneaux et sternes).

La partie centrale du Serengeti est la plus connue, la Seronera, celle où des encombrements peuvent se produire, un seul léopard peut drainer, CB aidant, une bonne dizaine de véhicules en peu de temps. Cependant, on n'est jamais en situation de surpopulation touristique. Les arbres du bord de la Seronera sont de bons repères à léopard, les nombreux kopjes offrent leurs bons lots de lion, enfin les étangs portent des noms évocateurs comme hippo pool. Les hébergements sont nombreux, le Serena Seronera Lodge, très agréable, est un peu excentré, le Wildlife est décrépit mais bien situé, le Sopa, à la situation intermédiaire, a une architecture dérangeante.

Le Lobo au nord-ouest est bien moins couru en dehors des périodes estivales de migration, à tort car ses paysages sont magnifiques, et la densité animale n'a rien à envier au centre du Serengeti. Le seul lodge est le Wildlife, au service relâché, le manager à notre dernier séjour ne nous a pas adressé la parole et est resté scotché devant les matches de foot qui passent non stop sur une chaîne sud-africaine. Nous étions pourtant les seuls clients ! Nous avons partagé avec les damans un déjeuner juste passable. Mais le cadre est absolument fantastique, la vue de la piscine sur la plaine 100 m en contrebas est unique, on peut pour cela passer sur beaucoup de choses. Au nord du Lobo, à Keekorok Gate, la frontière avec le Kenya (Masai Mara).est fermée, il est question de la rouvrir, les autorités kenyanes sont très demanderesses mais la partie tanzanienne est plus réservée et exprime des craintes qui nous paraissent infondées.

Manyara

Manyara présente l'avantage d'être près d'Arusha, comme sa superficie est relativement réduite, on peut n'y passer qu'une demi journée, même si on trouve de quoi y passer des jours entiers. La faune zoziotesque y est particulièrement intéressante, avec calaos de toutes espèces, martins, guêpiers. On y trouve de forts beaux grands arbres, acajous, ficus, baobabs « classiques » à tronc large et épais ou beaucoup plus élancés (un peu dans le style des baobabs malgaches). Ce parc est connu pour ses lions perchés dans les acacias et pour ses nombreux éléphants. Un large lac en occupe une grande partie qui permet d'observer toute la faune limicole, du flamant au pélican en passant par les vanneaux, bécasseaux, avocettes, échasses et autres.

Tarangire

Le Tarangire est un parc assez peu fréquenté en janvier, février. Il est surtout visité en été (notre été, en fait l'hiver austral), quand la sécheresse y concentre de grandes populations animales de gnous, zèbres et de leurs prédateurs mais nous n'avons jamais été déçus par lui en janvier ou février. Il est également richement pourvu en éléphants rouges (du fait de la poussière) et en baobabs au tronc plus ou moins abîmés par les susdits pachydermes. Les paysages y sont splendides, très vallonnés. La rivière Tarangire qui le traverse et que la piste traverse et retraverse offre des rencontres à chaque bras ou pont : cob des roseaux, jabirus, Monsieur à l'œil brun, Madame à l'œil jaune, héron goliath, lions, martins pêcheurs, damans, écureuils, varan, aigles, pythons, tsé-tsé, etc. Les cobs y sont de la variété à croissant. On peut y voir des élands, des koudous.

Les parcs du Sud de la Tanzanie, Selous et Ruaha

Mikumi, proche de Dar-es-Salam, Selous (qui est une réserve de chasse, pas un parc national) et Ruaha sont les plus fréquentés. Leur jonction avec les parcs du Nord ne peut se faire raisonnablement qu'en avion, d'où surcoûts obligatoires. Ils sont riches en mouches tsé-tsé, très envahissantes et évidentes, riches aussi en faune sauvage, malheureusement moins envahissante et évidente. Ce sont des parcs situés près de réserves de chasse (Game reserve) ou même pour le Selous une réserve dont la majeure partie est consacrée à la chasse, les animaux sont donc plus méfiants, la végétation n'est pas celle rase de la savane en saison sèche, mais celle de la forêt miambo qui offre de superbes cachettes ! La meilleure période de visite est de juillet à octobre –hiver austral, mais les passionnés de zoziaux apprécieront aussi les mois de janvier et février.

   Les autres parcs, Katavi, Kitulo, Mahale, Saadani sont moins visités, mais je pense que les happy few ne regretteront pas leur visite.

Quelques exemples de safari envisageables :

Arrivée en Tanzanie à Arusha (Kilimandjaro International Airport) en fin de journée (vols de jour à partir d'Amsterdam sur KLM)
Nuit sur place, visite du parc national d'Arusha, montagneux, ou de Manyara. Nuit sur place
Ndutu (territoire de conservation) : 2 nuits (ou 1)
Seronera (Serengeti) 1 nuit
Lobo 2 nuits
Ngorongoro 2 nuits (quasi obligatoire)
Tarangire 2 nuits (ou 1)
Retour à Arusha l'après midi, départ le soir pour l'Europe

Arrivée en Tanzanie à Dar-es-Salam
Avion pour Selous
Avion pour Ruaha
Avion pour Dar-es-Salam et/ou Arusha
Parc Manyara Parc Arusha
Départ de Tanzanie le soir du Kilimandjaro Internationl Airport (Arusha)

  Les avions en vol interne limitent parfois les bagages drastiquement, 12 ou 15 kg tout compris par passager, dans les plus petits, bagages à main compris, il est même le plus souvent exigé l'emploi de sacs mous, avec interdiction des valises rigides.

Le budget pour un safari photo en Tanzanie

   Les inconvénients de la Tanzanie sont principalement les prix, c'est sans conteste plus cher que le Kenya bien que parfois plus rustique (certains groupes électrogènes ne fonctionnent que quelques heures la journée, matin et soir, et pas du tout la nuit). Sinon les conditions de sécurité sont plutôt meilleures en Tanzanie, côte et Zanzibar exceptés.

   Pour un voyage d'une dizaine de jours, en lodge, il me paraît difficile de descendre en dessous de 120 à 150 euros par personne et par jour sur place, frais de transport aérien Europe-Afrique compris. Il est prudent de compter un peu plus, d'autant que les pourboires, boissons et faux frais ne sont pas compris dans les prix d'agence. C'est évidemment moins cher en camping et ça peut être très marrant si l'on s'entend bien avec ses collègues de safari.

     Le pourboire au chauffeur est une quasi obligation. Selon votre satisfaction et en fonction de vos moyens, vous donnerez de 5 à 10 dollars par jour et par personne, un peu moins en cas de groupes important, ou plus en cas de feeling exceptionnel. Pensez que ce que vous donnez représente en pratique le principal revenu de votre chauffeur, certains sont sous payés par leur employeur en partant du principe qu'ils vivront avec les pourboires.

Un safari économique, c'est possible ?

Plus difficilement en Tanzanie qu'au Kenya, mais on peut essayer. Des quasi impératifs : parler anglais afin de pouvoir traiter sur place, où les francophones sont peu nombreux (et plus chers , en vertu de l'adage "tout ce qui est rare est cher"), prévoir du temps sur place, avoir du flair pour renifler les coups pourris et éviter les chausse-trapes.

Se mettre à trois ou quatre pour louer une voiture et du matériel de camping et visiter Manyara, Serengeti, aire de conservation du Ngorognoro et Tarangire est tout à fait envisageable en saison sèche. Je pense que l'on risque de rater pas mal d'animaux malgré la densité, l'oeil d'un chauffeur ou d'un guide est mille fois plus affûté que le nôtre, mais cela reste jouable, et nécessité fait loi.

La préparation du safari en Tanzanie

    La lecture des deux incontournables, le Petit futé Tanzanie et le Guide du Routard Kenya-Tanzanie est, je cherche le terme, disons incontournable. Ils ne sont pas parfaits (qui l'est ?), on peut leur reprocher de recopier parfois d'édition en édition les mêmes erreurs factuelles (si, il y a des guépards dans le Ngorongoro, non, ils ne courent pas à 120 à l'heure, non, la vaccination contre la fièvre jaune n'est pas obligatoire, non le lycaon n'a pas 3 rangées de 14 dents !), mais globalement, c'est de l'excellent boulot, ils sont… oserai-je incontournables ? J'ose. N'en acheter qu'un ? C'est possible, mais je ne saurais vous dire lequel.. Et puis au moment de dépenser plus de 1500 euros (et bien plus si affinités –et possibilités), radiner sur la dépense de 10 euros supplémentaires n'est pas forcément une économie utile. Au pire, achetez d'occase une ancienne édition, la plus grande partie du corpus restera valable au iota près. Ou empruntez le en bibliothèque.

    D'autres guides vous aideront, mais aucun autant que ces deux là, même s'ils sont supérieurs en certains domaines, iconographie, cartographie (pas très dur de faire mieux pour ça au moins), mais cela ne retire rien au caractère, comment dire déjà, ah oui, incontournable des ces deux sacrés bouquins...

  Un de nos copains de Nundafoto a bien voulu nous faire bénéficier de son expérience dans la préparation de son safari en Tanzanie, un autre copain a ajouté son point de vue, tout cela en toute objectivité. Rappelons-nous aussi que ce qui est vrai aujourd'hui sera faux demain : changement du cours du dollar, marasme ou boom du transport aérien, agitation politique sur place, crise ou boom économique, changement de personnel, etc.

Quand aller en Tanzanie ?

Sauf amour immodéré de l'humidité, il est classiquement recommandé d'éviter la grande saison des pluies de fin février à fin mai, où les routes et pistes sont peu praticables et où les animaux sont plus dispersés, ainsi que la petite saison des pluies de novembre à décembre. Pour autant, les pluies durent rarement toute la journée, le principal problème est l'accessibilité de certaines zones, les zones marécageuses bien sûr mais aussi beaucoup de pistes sont interdites aux véhicules, même 4x4, même à châssis  court.

La saison sèche de juin à octobre offre les meilleures chances de bien observer les mammifères  qui se regroupent près des points d'eau qui restent approvisionnés. Autre avantage, a végétation est moins exubérante qu'en saison humide et cache moins la faune.

Quelques mots de swahili (voir aussi lexique swahili-français)

Le swahili a été formé par le mélange de bantou et d'arabe (comme le montrent bien certaines formules de salutation), c'est la langue officielle de la Tanzanie avec l'anglais.