Nous avons fait un séjour de 6 nuits en février
au Mwagusi Camp de Chris Fox (un membre indépendant de la famille Fox). Le camp compte
16 bandas en bordure d'une rivière de sable le plus souvent asséchée (quand elle ne l'est pas, le camp peut être fermé pour impraticabilité !) .

Chaque banda est munie d'une tour pour la fourniture de l'eau, douche deux fois par jour, apportée à dos d'homme par les héhés dans des seaux.

Les héhés sont un peuple de petite taille (1m 60 pour un homme chez eux équivaut à 1m90 chez nous) très courageux, très dynamique et très souriant. Ils ont du mérite car ils travaillent dur, mais apparemment sont très contents de travailler à Mwagusi (qui emploie sur l'année, mais pas tous en même temps, 300 à 400 personnes).
Les héhés, outre le service, assurent l'entretien du camp, réfections des toitures compris, et ce sont eux qui ont fabriqué sur place toute l'infrastructure et le mobilier. Couleur locale donc garantie.

Le matin à Mwagusi on se retrouve pour un premier café autour des restes du feu de la nuit.
Ensuite on a un délicieux petit déjeuner, tout le pain est cuit sur place, en particulier un délicieux pain sucré au gingembre et à la cannelle. Ici la photo est prise d'une banda qui sert pour le petit déjeuner quand la grande salle est occupée par un groupe .Je précise qu'un groupe à Mwagusi ça peut faire au maximum 20 personnes qui voyagent ensemble. L'avantage, c'est que les indépendants ne se retrouvent pas "noyés" dans le brouhaha.
C'est pareil le soir, on dîne soit dans la brousse, soit carrément dans la rivière de sable, où les héhés ont apporté table et chaises... au pas de course car ils ne savent pas marcher, seulement courir... C'est bizarre et impressionnant, car courir dans du sable mou en portant un fauteuil en bois massif quand on mesure 1m50, ça ne doit pas être facile !

Nous avons eu plusieurs fois les éléphants dans le camp, un soir en rentrant il a fallu raser les murs pour rentrer dans notre banda (la numéro 8). Elle est connue pour attirer nos gros amis car il pousse à côté d'elle des arbres qu'ils apprécient particulièrement.
Ceci nous a valu de les avoir sur la terrasse de la banda et à ras de la moustiquaire en pleine nuit. Je vous jure que ça fait bizarre quand vous êtes dans votre lit, qui n'est isolé de l'extérieur que par la moustiquaire qui l'englobe, de voir à quelques mètres de vous (disons 4 mètres , pour ne pas exagérer, mais c'est sans doute moins) une trompe et des défenses juste en face de vous. J'ai quand même eu une petite poussée d'adrénaline...
Bien sûr, pas de photo de cet épisode inoubliable ! Imaginez les éléphants passant jute derrière la table, et puis ensuite venant dévorer les arbres à grand renfort de craquements juste à droite à 2 mètres des poteaux de la banda !

Les plus
- camp très confortable malgré l'eau congrue
- nourriture vraiment excellente, tendance végétarienne, mais pleine d'imagination
- organisation très sympa des repas,
petit-déjeuner et dîner en particulier, avec feu de bois, bougies, etc...
- excellents pique-niques avec tables, fauteuils, nappes... pas vraiment le "panier" standard qu'on vous file dans les
Serena ou les Sopa... qui en fait est une infâme boîte en carton contenant de choses à peu près immangeables !
- personnel très gentil , enfin je parle du "petit" personnel (les héhés, rappelez vous , 1m50 en moyenne)
(et si je peux ajouter : - gin-tonic très honnête, même pas besoin d'un double, hips )
Les moins
- on nous a oubliés à l' "aéroport", pas de voiture et personne à l'horizon, au milieu des zèbres, des éléphants et des cigognes... Finalement on a réussi à faire appeler le camp par radio et on est venu nous chercher 45 mn après. Pas d'explications, quelques mots d'excuses marmonnés par Ethan, le second du camp. Le patron Chris Fox ne s'est pas déplacé.
- pas de piscine, bien sûr, puisque pas d'eau...
- pas d'électricité autre que éclairage solaire dans les bandas, pas de prise électrique dans les parties communes
- il a fallu négocier pour brancher les batteries de l'ordi etc. ça n'est possible que de 13h à 16h , ce qui signifie qu'à l'heure où l'on est coincé au camp et où l'on pourrait trier les photos, on n'a pas d'ordi... Ethan le second de Chris Fox, faisait la gu... car pour lui l'électricité doit seulement servir à faite "tourner son bureau"...
En plus Ethan (à vrai dire, Chris non plus) n'est pas franchement très francophile, mais ça s'est arrangé après que j'ai expliqué à Chris que si les clients ne pouvaient recharger leurs batteries, il n' y aurait bientôt plus de bureau à faire tourner
.
Les allume-cigare des Land étaient HS, on nous a bricolé un chargeur qui normalement marche dessus pour qu'on puisse le brancher directement sur la batterie de la voiture.
En fait, si tous ces petits tracas nous ont un peu gâché le début du séjour, ça s'est dilué après dans le plaisir de la vie quotidienne à Mwagusi, et Chris Fox s'est vraiment bien dégelé au bout d'un jour ou deux ...
Je donnerais donc 8/10 quand même de note générale, en espérant que les petits soucis que nous avons eus disparaissent dans les années qui viennent . Je pense qu'ils pourront bricoler leurs batteries solaires dans les bandas pour fournir à chacune au moins une prise électrique... Comme ça Ethan sera affranchi de la fréquentation des casse-pieds qui comme nous prétendent faire de la photo numérique en Afrique
Bon c'est vrai, je dois admettre qu'on a beaucoup de matériel, et donc, pas mal d'exigences, mais bon, vus les prix pratiqués...
(rédigé par ma blonde.... )
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