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petit déjeuner de hyènes

formation du cratère
NB : cliquez sur les image pour les agrandir |
Présentation
Le Ngorongoro est le diamant ou plutôt l'émeraude de la Tanzanie. C'est une des trois destinations touristiques les plus fréquentées du pays, les deux autres étant le Serengeti et le Kilimandjaro.
L'aire de conservation du Ngorongoro (NCA, Ngorongoro Conservation Area) couvre 8288 km², son joyau, le cratère, est classé au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1979 (et non 1978 comme indiqué par l'ambassade de Tanzanie).
Incorporée auparavant au Serengeti, elle a été créée en 1959 pour préserver à la fois la faune sauvage (et la flore) et les intérêts des autochtones dont toutes les activités et même la présence sont habituellement interdites dans les parcs nationaux. Des conflits étaient nés de ce fait entre l’administration des parcs et les Masaï qui n’acceptaient pas d’être exclus de leurs territoires traditionnels de transhumance et d’habitation. La "Ngorongoro Conservation Area Ordinance" de 1975 indique que les objectifs de l'aire de conservation sont les suivants : conservation et développement des ressources naturelles de l'aire, promotion du tourisme et sauvegarde et promotion des intérêts des Masaï. L'agriculture a été interdite en 1976 comme non compatible avec la protection de la faune sauvage. Les accords rendent environ les trois quarts de la superficie totale accessibles aux Masaï et à leurs grands troupeaux de bovins et moutons. Ils ont même le droit d’abreuver pendant la journée leurs troupeaux dans le cratère, mais ne doivent (théoriquement) pas les y faire pâturer. La zone de conservation comprend au nord-est une chaîne volcanique dont le cratère bien connu du Ngorongoro, mais aussi, à plus de 3000 m d’altitude, les cratères d’Olmoti et d’Empakai et le volcan sacré des Masaï, Ol Doinyo Lengaï.Les hauteurs sont couvertes d’une forêt humide d’altitude, le nord ouest du parc vers Ndutu est constitué d’une savane semblable à celle du Serengeti. Les gorges d’Olduvai et Laetoli ont livré des fossiles d’hominidés et de préhominiens, elles ont été fouillées par Louis Leakey et sa femme Mary, le musée sur place est à visiter, bien qu’assez pauvre (il ne renferme que des copies, les originaux sont au musée de Dar), mais la buvette à côté est abondamment fréquentée par la gent ailée des passereaux et autres estrildidés et vaudrait le détour à elle seule si le panorama offert par la gorge d’Olduvai ne le valait pas à lui seul. Pour autant, nous ne conseillons pas de consacrer plus d’une heure à la visite, contrairement à ce que proposent de nombreuses agences.
  
Le cratère du Ngorongoro est entouré de l'aire de conservation du même nom, dans laquelle les activités pastorales et les habitations des Masaï sont donc autorisées. Cette aire comporte d'autres cratères et au nord-ouest, elle est la parfaite continuation du Serengeti. On a vu que les Masaï ont conservé un droit de pacage pour leurs troupeaux dans la zone, sauf dans le cratère, où ils gardent seulement le droit d'abreuver leurs troupeaux pendant la journée. |
On entend donc le matin, de l'hôtel Serena, les bêtes descendre au son de leurs sonnailles, ce qui ferait très suisse si elles n'étaient accompagnées des sifflements et des chants des petits pâtres masaï. On a comparé le Ngorongoro à un gigantesque parc animalier, ce qui est très injuste. La densité animale et la variété des espèces est en effet supérieure à celle de n'importe quel parc, zoo ou assimilé. Bon, il est évident qu'un petit coup de dent sur un brin d'herbe bien appétissant, ça peut arriver, mais les rangers veillent sans trop d'aménité à ce que cela ne dégénère (?) pas en véritable pacage, il y a beaucoup moins de laxisme que chez le grand voisin du nord...
 
C'est le jardin d'Eden, un paradis animalier où l'on espère que le serpent tentateur échouera. La densité automobile peut y être assez dérangeante mais sur les 270 km², il reste toujours des coins négligés de la foule (relative). Ce ne sont pas forcément les moins intéressants, nous avons vu dans un total isolement cinq guépards batifoler longuement, un chacal se faire courser par une gazelle de Grant, un autre se taper une oie (pas blanche), un serval roder autour de grues ou en tout petit comité une bande de hyènes se goinfrer un gnou dans la rivière Munge comme sur la photo ci-contre. On ne trouve pas dans le cratère de crocodiles ou d'éléphants femelles ou non adultes, sans doute pour des raisons d'accessibilité, pas plus que des espèces phyllophages comme les girafes et les impalas. On peut y voir en toutes saisons des vastes troupeaux de gnous et de zèbres qui y sont sédentarisés, des élands du Cap. Et on serait beaucoup plus au nord). Enfin, c'est le seul endroit de Tanzanie où l'on a la certitude de voir des rhinocéros (rhinocéros noir, le seul présent en Tanzanie), de loin ou plus rarement de près.
Quand visiter ?
Il pleut de Novembre à Mai, comme dans tout le nord de la Tanzanie, mais le Ngorongoro reste visitable en toute saison, les pluies sont importantes en précipitation mais généralement courtes, seul est rendu difficile l’accès à certains endroits, notamment les bords du lac Magadi avec ses flamants roses. Une journée entière, en fait deux demi-journées sont conseillées par votre serviteur, pas par ma blonde un peu rebutée par une fréquentation qu’elle trouve par moments (et surtout par endroits) excessive. La faune du cratère est sédentaire et donc constante toute l'année, excepté, of course, ceux des oiseaux migrateurs qui ne sont présents qu'en hiver. La fréquentation est un peu moindre en avril mai, du fait de la moindre densité de touristes en saison des pluies, alors que la flore du cratère est la plus belle.

Formalités droits d'entrée
Véhicule 4x4 obligatoire (donc pas de minibus non 4x4) pour descendre dans le cratère, interdiction stricte de quitter les pistes (rangers omniprésents), quitter obligatoirement le cratère avant 18 heures. De nombreuses pistes sont réservées aux rangers (ou aux VIP qu’ils guident), notamment celles qui permettraient d’approcher au mieux les rhinocéros noirs… Les droits d'entrées ("fees") dans le cratère du Ngorongoro ont été fortement augmentés en 2006 pour les véhicules, ils sont passés de 25 à 100 US$ afin d'inciter les touristes (les tours opérateurs en fait) à se regrouper, officiellement pour limiter ainsi les dégradations causées par les véhicules. Les non tanzaniens doivent payer en plus 30 US$ par personne. La visite du cratère est (théoriquement) limitée à une demi-journée. Il faut se rappeler que le cratère accueille en 8 jours plus de visiteurs que le Selous en 1 an !
Que voir, nos conseils
La densité et la diversité de la vie animale sont d'autant mieux ressenties que la faune du cratère est la moins farouche de Tanzanie, habituée qu'elle est dès son plus jeune âge au ballet continu des 4x4. On retrouve des conditions d'observation analogues à celle du Kenya.

La densité de la faune de mammifères grands et moyens est unique au monde, plus de 100 au km², en tout 30 000 têtes réparties en 55 espèces pour 270 km² . Plus de la moitié de cette faune est constituée de gnous et zèbres, qui ne participent pas à la grande migration des gnous contrairement à leurs congénères hors cratère. On trouve aussi d'autres herbivores (ou phyllophages selon affinités) : élands du Cap, buffles, évidemment antilopes de Grant et de Thomson, bubales, dik-diks. Leur présence est synonyme de bombance pour une foule de prédateurs, lions, léopards, guépards, hyènes, chacals sont présents. Nous n'oublierons pas les otocyons qui sont plus visibles dans la journée que d'autres insectivores ou omnivores nocturnes comme le ratel, le protèle.

Les oiseaux sont aussi présents à longueur d'année. Flamants nains et flamants roses sur le lac Magadi, cigognes, hérons divers, spatules et pélicans dans les points d'eau comme l'Hippo pool, guêpiers, rolliers, alouettes, sur les buissons et arbustes. Les rapaces et les charognards comme vautours et marabouts sont représentés en nombre,
prédateurs obligent.

Premier conseil, choisir le matin plutôt que l’après-midi si l'on n'a droit qu'à une demie journée et être très matinal, se présenter au poste de contrôle dès l’ouverture à 6 H 30. Pour les très matinaux, il est pratiquement toujours possible de voir les hippos qui reviennent de leurs pérégrinations nocturnes terrestres et nourricières et qui se jettent délicatement à l’eau pour y passer agréablement les heures chaudes.
C’est aussi de bon matin que l’on aura le plus de chance de voir les repas de chasse (moins arrosés que chez nous) de lions ou comme ci-dessous de hyènes.

Autre conseil, si, comme nous, les concentrations de véhicules vous indisposent , même si elles peuvent être le signe de grands félins, léopard, lions ou guépards (il y a des guépards dans le Ngorongoro, n’en déplaise au Petit
Futé, page 187 de l’édition 2000), chercher la tranquillité sur le plateau (« la table ronde ») au Nord-Ouest, nous y avons été seuls à profiter de la vue (volontairement d’assez loin) d’une famille de guépards, les contreforts nord sont souvent moins fréquentés par les bipèdes s’ils sont riches en élands, buffles, lions, zèbres et gnous, pour ne pas parler des oiseaux tous plus intéressants les uns que les autres (guêpiers, ombrettes, alouettes, rapaces, cigognes diverses).
Les éléphants que l'on voit (facilement) dans le cratère sont exclusivement des mâles adultes, les femelles et les jeunes ne seraient pas assez costauds pour franchir l’obstacle des parois abruptes (on se rappelle qu’il y a plus de 600 m de dénivelée). On les voit généralement d’assez loin.
Les lions ont déjà été atteints par la maladie de Carré, on vaccinerait maintenant les chiens de troupeaux des Masaï pour éviter qu’ils contaminent le roi des animaux… Ils sont actuellement assez nombreux pour faire partie du tableau de chasse normal du safariste ngorongoronien. Guépards et léopards sont plus difficilement observables, il y faut un peu de chance. Enfin, pour voir un serval dans de bonnes conditions, il faut beaucoup de chance, leur biotope dans les haute herbes les rend très durs à bien voir (nous en avons vu quatre la même journée, mais une seule fois en 6 visites du cratère). Un passage à Hippo pool est un must, c'est là que nous avons vu de plus près un serval, et aussi les hippopotames sont accompagnés d’une faune avicole aquatique très riche. Nous y avons aussi vu un éléphant qui venait s’abreuver, un serval en chasse, des grues couronnées.
 
Le Ngorongoro est le dernier endroit de Tanzanie où l'on est assuré de voir des rhinocéros noirs (Diceros bicornis), malheureusement parfois d'assez loin, d'autant que leurs endroits de prédilection sont de plus en plus protégés, ces grands timides ont en effet besoin de calme et de sérénité pour assurer la perpétuation de l'espèce et, sauf coup de chance, leur observation de près est réservé aux VIP en Lexus, et 4x4 Mercedes ou autres BMW escortés des plus rustiques Toyota des rangers....
 
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Où loger
Il n’y a évidemment aucun lodge, hôtel ou camping dans le cratère du Ngorongoro. Les lodges sont situés sur les rebords de celui-ci, donc en altitude, vers 2600 m, d’où des nuits fraîches et des feux dans la cheminée même en plein été austral (= janvier-février-mars). Une petite laine peut être la bienvenue…
Côté ouest, le Crater Lodge est, paraît-il, une expérience inoubliable et à ne pas manquer. Une citation du voyagiste Vie sauvage :
" Chaque chambre est construite sous forme de case africaine sur pilotis avec vue sur le cratère. Le décor y est sublime et est un mélange réussi d'art baroque et d'art traditionnel africain : lustres en cristal, lourdes portes sculptées de style zanzibarite, superbe baignoire, et bouquets de roses."
Pour ceux du moins que l'altitude du lodge (2375 m) et de ses tarifs (320 à 740 U $ par nuit et par personne) n’effraient pas. Nous n’en sommes pas et avons donc été privés des fameuses salles de bains avec vue sur le cratère et de son emplacement imprenable, le meilleur sur le cratère, ce qui est bien la moindre des choses au vu de son nom ! Sans doute le lodge le plus luxueux de toute la Tanzanie, voire de toute l'Afrique de l'Est !
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Ngorongoro Serena Lodge |
Ngorongoro Crater Lodge |
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vue du cratère à partir du Crater Lodge, cliquer pour agrandir |
Nous avons logé au Ngorongoro Serena Lodge (une dizaine de nuits sur plusieurs années), situé à l'ouest du cratère, et en 2004 au Ngorongoro Sopa Lodge (2 nuits seulement) à l'est du cratère, sur la Lemaha Hill.
Ce sont des lodges de même standing bien plus abordables (quand même 150 à 200 US $ environ par nuit et par personne), nous avons préféré les luxueux bungalows du Sopa aux chambres du Serena, situées chaque année plus loin si possible au bout de coursives interminables. Certaines chambres du Serena ont de plus leur vue gâchée par la végétation, il vaut mieux choisir les chambres des étages du haut et pas trop au bout. Les deux lodges ont des boutiques bien achalandées pour souvenirs et livres mais aussi piles, lotions solaires, savon et autres impedimenta.
La route de descente du Sopa, à l’Est du cratère, est plus longue mais elle est agréable, elle est située dans la forêt, elle sert aussi de route de remontée. La route de descente à partir du Serena, à l’ouest, la Seneto Descent Road, est très abrupte et spectaculaire, elle part de 2286 m d’altitude pour atteindre le fond du cratère 6 à 700 m plus bas. Il n’existe à l’ouest qu’une seule route de remontée, la « Lerai Descent », étroite, nous l’avons déjà parcourue un moment derrière un Monsieur éléphant qui ne se pressait pas trop…
Le cratère du Ngorongoro
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Le premier explorateur européen du cratère fut un autrichien en 1892. Comme son voisin le Serengeti, le cratère a fait l’objet à la fin des années 50 de toute la sollicitude du Dr Bernhardt Grzimek (se prononce Gimek), un vétérinaire allemand auteur du livre célèbre, « le Serengeti ne doit pas mourir », qui a ouvert les yeux de l'opinion et des responsables et a conduit à la création du parc national du Serengeti et de l’aire de conservation du Ngorongoro.
Le diamètre du cratère est de 16 à 19 km, sa surface de 264 km², son altitude de 1600 m au fond et de plus de 2200 m sur les bords.

lever de soleil sur la route de descente du cratère
photo panoramique du cratère (site panix.com)
Une journée dans le cratère |
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Le point de vue de l'ambassade
Le Ngorongoro ne se résume pas au seul cratère. Le « Ngorongoro conservation area » est une réserve de 8.288 km2 embrassant les collines volcaniques entre les lacs Natron, Eyasi et Manyara, et s'étend au nord incluant une partie des plaines à l'est du Serengeti. Ce vaste ensemble ne porte pas le nom de parc national, car à la différence de leurs voisins, ici les Masaï sont autorisés à vivre en toute liberté.
Le cratère, ou plus exactement la caldeira, qui fait 20 km de diamètre est le second plus grand cratère du monde. La concentration d'animaux `prisonniers' dans cette forteresse naturelle, donne une impression de paradis terrestre retrouvé.
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Les rhinocéros, les lions (très nombreux), les éléphants, les buffles, les antilopes de toutes sortes... contribuent à rendre inoubliable une journée passée dans ce site. Meilleure période : toute l'année - pluies en avril (A partir d'Arusha, compter 4 heures de route ou 1 heure de vol en avion de tourisme. De Manyara, compter 2 heures de route). |
| Ngorongoro Conservation Area |
| Description |
This vast protected area stretches from Lake Natron (the breeding
ground for East Africa's flamingos) in the northeast, to Lake Enyasi
in the south, and Lake Manyara to the east. The area includes the
still active Ol-Ndoinyo Lengai (meaning "Mountain of God"
in Maa, the language of the Masaai) volcano (which last erupted
in 1983), Olduvai Gorge and the Ngorongoro Crater, the largest unbroken
caldera in the world. It has been described as one of the great
natural wonders of the world. Eight million years ago, the Ngorongoro
Crater was an active volcano but its cone collapsed, forming the
crater that is 610 meters deep, 20 kilometres in diameter, and covers
an area of 311 sq. km. Spectacular as it is, the crater accounts
for just a tenth of the Ngorongoro Conservation Area.
The crater is home to many species of wild game and birds. With
the exception of impala and topi (due to fierce competition with
the wildebeest) and the giraffe (because there is not much to eat
at tree level), almost every species of African plains mammal lives
in the crater, including the endangered black rhino, and the densest
population of predators in Africa. A strange thing is that the crater
elephants are mainly bulls. The birdlife, which includes the flamingo,
is mainly seasonal, and is also affected by the ratio of soda to
fresh water in Lake Magadi on the crater floor.
- In the northern, remote area of the Ngorongoro Conservation
Area are the Olmoti and Empaakai craters, Lake Natron and Oldoinyo
Lengai.
- The mysterious Engakura Ruins, the remains of a terraced city
and a complex irrigation system, lie on the Eastern side of Empakaai
Crater. Their origins are a mystery as there is no tradition of
stone building in this part of Africa.
- Views from the rim of the crater are sensational. On the crater
floor, grassland blends into swamps, lakes, rivers, woodland and
mountains. You can descend to the floor of the crater in a four-wheel
drive vehicle. Only 4WD vehicles are allowed into the crater and
game rangers are compulsory for all.
- The Maasai are permitted to water their cattle at the permanent
lake and can be seen leading their animals in and out of the crater.
- Accomodation is at luxury lodges and campsites.
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| Background |
- Total Area Covered
- 8,288 sq.km
- Best Time to Visit
- All year round.
- Nearest Town
- Arusha
- Attractions
- Olduvai Gorge, The Crater, Predators, Elephant, Buffalo, Flamingoes, Black rhino.
- Accommodation
- Sopa lodge, Serena lodge, Ngorongoro Wildlife lodge, Rhino lodge, Campsites.
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| Contact |
- Ngorongoro Wildlife Lodge
- P. O. Box 877, Arusha.
Tel (+57) 2711/2
Fax (+57) 8502
Telex 42065
- Ngorongoro Sopa Lodge
- P. O. Box 1823, Arusha.
Tel (+57) 6886 or 6896
Fax (+57) 8245
- Ndutu Safari Lodge
- P. O. Box 6084, Arusha
Tel (+57) 6702 or 8930
Fax (+57) 8310
Telex 42041.
- Ngorongoro Crater Lodge
- P. O. Box 751,
Arusha, Tanzania
Tel 3530/3303
- Central Reservations: Conservation Corporation
- P.O. Box 751, Arusha, Tanzania
Tel (+57) 3530 or 3303
Fax (+57) 8268
Telex 50007
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