safari photographique en Tanzanie  parc national du Serengeti

Ruaha

Serengeti,  préservation de la faune et populations locales

Le Serengeti est depuis 1981 l'un des quatre sites naturels tanzaniens qui ont eu l'honneur d'être classés au Patrimoine mondial de l'Unesco, avec le Ngorongoro, le Selous et le Kilimandjaro.  

carte du Srengeti et des réserves naturelles voisines

Serengeti National Park
site officiel   (en anglais ou allemand) 

carte du Serengeti


la grande migration des gnous

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Le Serengeti, le plus vaste des parcs nationaux de Tanzanie avec 14763 km², peut être divisé en plusieurs régions avec leurs particularités, le sud (Kusini), en jonction avec l'aire de conservation du Ngorongoro, le centre avec la rivière Seronera, l'Ouest avec le corridor occidental qui conduit au lac Victoria, le nord avec la région de Lobo, dont le prolongement kenyan est le parc de Masai Mara. Le Serengeti est parcouru par la grande migration des gnous, sur plus de 1000 km. La migration concerne plus d'un million de gnous (et un grand nombre de leurs compères zèbres) en janvier, février au sud, en juin-juillet au nord.  Les colonnes de gnous peuvent faire plus de 40 km de long !
On y trouve aussi des rhinocéros (dans le Moro Kopjes, encore fermé au tourisme), des chacals, des hyènes, des hippopotames, crocodiles, girafes, éléphants, presque toutes les antilopes possibles et une riche avifaune où les rapaces, petits et grands, et les différentes espèces de vautours sont bien représentés.  
Le Serengeti est un des meilleurs endroits pour voir les trois grands félins prédateurs, lion, guépard et léopard. Et avec un peu de chance leur petit cousin serval. Et avec beaucoup de chance leur petit cousin caracal, dont une photo avec pas moins que trois spécimens couchés sur la piste a longtemps orné un mur de Ndutu Lodge ! Il resterait même quelques lycaons.
La faune du Serengeti est riche en nombre et en variété. Quelques chiffres glanés ça et là : 3000 lions, 1000 léopards, 500 guépards, 8000 hyènes. La population de gnous après une chute due à la peste bovine au début du siècle dernier est remontée depuis les années 70 à plus d'un millions de têtes, les zèbres seraient entre 300 et 500 000 selon les estimations, les gazelles se comptent aussi en centaines de milliers. Ajoutez à cela plus de 400 espèces d'oiseaux et vous avez un  écosystème unique au monde déployé sur 25 000 km² (soit le Serengeti plus Masai Mara plus une bonne partie du N.CA. et les réserves avoisinantes).
Le Serengeti est un plateau d'une altitude de 1000 à 1500 m et plus, une étendue plate et herbeuse, comme son nom en Masai l'indique (Siringet = plaine sans fin). La savane y est la reine, savane-savane le plus souvent avec un peu de savane arbustive ("bush") à acacias et de rares étendues de savane arborée. Les rivières sont bordées de "forêt-galerie". Les reliefs sont essentiellement constitués par des gros blocs rocheux, les kopjes, à ne pas négliger car ils servent souvent de base aux lions.

lion sur un kopje du serengeti
lion et lionceau sur un kopje Serengeti

Les kopjes jouent un rôle important dans leur approvisionnement en eau en saison sèche, entre les flaques qui subsistent et la condensation de l'eau sur les roches la nuit. Les kopjes, avec la végétation arbustive obstinée qui s'accroche à leurs flancs, offrent aussi un terrain de choix aux damans. Les guépards, eux, préfèrent se percher à l'affût sur les termitières. Enfin les léopards se trouvent dans les arbres, à proximité des rivières, généralement un seul individu, parfois deux. Ils squattent les branches horizontales, qui leur servent également de garde-manger : ils arrivent à monter leur proie, antilope ou même buffle pas trop lourd (pas un papy) à plusieurs mètres de hauteur. Les points d'eau sont rares, ils n'en sont que plus fréquentés, rivières, mares temporaires et même flaques attirent tout ce qui vit et qui boit, même au risque de leur vie : crocodiles ou carnivores terrestres. La trêve autour des points d'eau en période de grande sécheresse n'est peut-être pas une légende, mais elle est très relative, les hostilités peuvent être déclenchées sans préavis.

Ndutu

carte de situation ici

Administrativement placé dans l'aire de conservation du Ngorongoro, Ndutu est en fait une partie intégrante de l'écosystème du Serengeti. Ses deux lacs (salés, comme on s'en peut s'en rendre compte avec les shampooings dont la mousse s'élimine difficilement). On peut voir près de Ndutu des concentrations de zèbres et de gnous impressionnantes, les deux lacs Masek et Ndutu accueillent des nuées de flamants nains, des petits échassiers, les rives sont fréquentées par les rapaces, par les lions. Les otocyons ont leurs terriers dans les rives. Girafes et éléphants font partie des habitués, comme dik-dik et impalas à qui les zones de savane arbustive procurent le biotope idéal du phyllophage (mangeur de feuille) absolu (dik-dik) ou non.

Le seul hébergement, en dehors des campings, y est Ndutu Lodge au confort rustique (bungalows récemment améliorés) dégage un charme unique avec sa salle à manger ouverte sur la savane. Il n'est pas rare de voir des girafes, des éléphants passer à moins de 200 m des dîneurs. Les meilleures périodes de fréquentation sont janvier-février, époque de la grande migration où gnous et des zèbres sont suivis bien sûr par les prédateurs, lions et hyènes mais aussi par des wagons de photographes, amateurs et pros. Il faut réserver longtemps à l'avance pour ces périodes là, d'autant que les équipes de professionnels anglo-saxons occupent une bonne partie du lodge. Le site du lodge, fort bien fait, indique les places restant disponibles pour les photographes animaliers amateurs.

.ndutu pancarte tanzanielogo ndutu

Ndutu Lodge a pour emblème la genette, une famille de ces sympathiques viverridés est installée à demeure dans la toiture du lodge et se fait nourrir 3 fois par jour, ces genettes se laissent photographier avec complaisance. L'eau pour les ablutions est très sodée, elle se rince très difficilement, prévoir une bouteille d'eau de source pour se rincer les cheveux ! Le groupe électrogène ne fonctionne que quelques heures dans la journée, prévoir des adaptateurs et une barrette multiple pour la recharge des différents ustensiles numériques, batteries, videurs de cartes, accus... Le soir la pleine lune illuminera le feu traditionnel.

Ndutu Tanzanie Ndutu

La présence de lions est attestée par les os blanchis, témoins des agapes passées... auxquelles zèbres et gnous ont participé à leur corps défendant.

   Kusini (ça veut dire sud), au sud-ouest, offre un seul hébergement, le Kusini Camp, camp de luxe situé sur un kopje. Cette partie du Serengeti, moins fréquentée, est ouverte au hors piste, comme certains secteurs de Ndutu. Nous avons vu à Kusini bon nombre de lions, des guépards, des oréotragues. La faune est comparable à celle de Ndutu, oiseaux d'eau en moins (mais il y a quand même force vanneaux et sternes, et le camp lui-même attire de nombreux oiseaux, endroit arrosé et sans grand prédateurs oblige, nous y avons photographié une famille de calaos. Autres hôtes du camp, moins inoffensif, les buffles. Ils couchent sur la pierre chaude des kopjes pour ruminer dans la journée et ils broutent dans le camp pendant la nuit, jusque sous les tentes permanentes qui sont dressées sur des estrades à pilotis...

Kusini Serengeti Tanzanie Kusini Serengeti Tanzanie

Le camp appartient au même groupe que Swala dans le Tarangire, les prestations comprennent blanchisserie et toutes les consommations, même alcoolisées.

Kusini Serengeti Tanzanie Kusini Serengeti Tanzanie

 

Seronera

   Autour de la rivière Seronera, la partie centrale du Serengeti est la plus connue. C'est la région du Serengeti où des encombrements peuvent se produire, un seul léopard peut drainer, Cibi et/ou téléphone portable aidant, une dizaine, voire des dizaines de véhicules en peu de temps. Cependant, on n'est jamais en situation de surpopulation touristique  pour peu que l'on ne privilégie pas ces rassemblements, visibles de loin. Les arbres du bord de la Seronera sont de bons repères à léopard, les nombreux kopjes offrent leurs bons lots de lion, enfin les étangs portent des noms évocateurs comme Hippo Pool. Les hébergements sont nombreux, le Serena Seronera Lodge, très agréable, est un peu excentré, le Wildlife est décrépit mais bien situé, le Sopa, à la situation intermédiaire, a une architecture dérangeante.

 

Lobo

   Le Lobo au nord-est est bien moins couru en dehors des périodes estivales de migration, à tort car ses paysages sont magnifiques, et la densité animale n'a rien à envier au centre du Serengeti. Le seul lodge est le Wildlife, au service relâché, le manager à notre dernier séjour ne nous a pas adressé la parole et est resté scotché devant les matches de foot qui passent non stop sur une chaîne sud-africaine. Nous étions pourtant les seuls clients ! Nous avons partagé avec les damans un déjeuner juste passable. Mais le cadre est absolument fantastique, la vue de la piscine sur la plaine 100 m en contrebas est unique, on peut pour cela passer sur beaucoup de choses (même sur l'absence d'ananas ? Même !). Au nord du Lobo, à Keekorok Gate, la frontière avec le Kenya (Masai Mara) est fermée, il est question de la rouvrir, les autorités kenyanes sont très demandeuses mais la partie tanzanienne est plus réservée et exprime des craintes, qui nous paraissent très infondées, sur la réduction des ressources touristiques tanzaniennes qui pourraient résulter de l'ouverture de la frontière.

Lobo Tanzanie Lions Lobo Tanzanie

Le Lobo offre le même type de paysages que Masai Mara. On trouve des zones de plaines à graminées plus ou moins hautes où se cachent les lions, des zones doucement vallonnées avec des collines arborées où paissent les éléphants. Nous y avons vu, entre autres rapces, un grand nombre de pygmées faucons. Les kopjes sont présents et donnent refuges aux damans, on peut aussi y voir des oréotragues comme ceux (celles, en fait) qui nous accueillirent au Lobo Wildlife Loge.

kopje Lobo Tanzanie Lobo Oréotrague
Lobo vu de la piscine du Wildlife
collines du Lobo
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poste frontière kenyan

Western Corridor

  C'est la partie nord ouest du Serngeti qui va jusqu'au lac Victoria. Elle est traversée par 2 rivières importantes, la Mgabaleti au sud et la Grumeti. En juin et juillet, la grande migration des gnous les conduit à les traverser, ce "crossing" est un événement pour tous les photographes de nature et pour d'autres prédateurs moins pacifiques, les crocodiles du Nil qui en profitent pour faire leur festin annuele te emmagasiner les réserves qui leur permettront d'attendre la prochaine migration (même s'ils ne se privent pas d'un petit en-cas par ci, par là, gros poisson ou petite antilope, ils ne sont pas difficiles).  

Quand visiter ?

     Le problème souvent allégué pour le Serengeti n'est pas la richesse en animaux mais la richesse en amateurs de safari ! Le Serengeti reçoit 140 000 visiteurs par an ! Ainsi l'été est certes un excellent moment pour l'observation de la faune, mais aussi des 4x4 et minibus des autres amateurs de safari ! Cependant "surpopulation" de certaines zones (Seonera) peut être évitée en parcourant des zones moins "touristiques" mais tout aussi intéressantes, comme le Western Corridor au nord-ouest, le Lobo au nord (cf. supra). Même dans les endroits les plus fréquentés, un bon chauffeur saura vous faire effectuer votre safari dans de bonnes conditions en sortant des sentiers battus. En saison des pluies, la période de mars à mai, les pistes peuvent être impraticables, ce qui empêche l'accès à certains kopjes. Les véhicules 4x4 à châssis court tirent alors mieux leur épingle du jeu que ceux à châssis long, plus lourds, moins maniables.

DRAPEAU DE tANZANIE

  Le point de vue de l'ambassade
Dans le Serengeti tout est grandiose, à commencer par le parc lui même (14.750 km2) où l'on trouve la concentration de faune la plus dense au monde. Cette beauté primitive a été filmée maintes fois. Le Serengeti abrite les « BIG FIVE » - le buffle, l'éléphant, le léopard, le lion et le rhinocéros mais aussi plus de 35 espèces de grands mammifères.
Le parc national propose également à l'ornithologue amateur une liste des oiseaux du parc comportant plus de 600 noms.
La migration annuelle des gnous ajoute au caractère unique de ce parc. La grande migration quitte entre mai et juin puis en novembre, les plaines du sud pour rejoindre les zones plus humide du nord ou de l'ouest. Plus d'un million de gnous et de zèbres forment ce troupeau gigantesque.

      Les variations de végétations, de faune, de climat et d'altitude permettent des possibilités d'exploration à travers le Serengeti sans donner à aucun moment l'impression de redite. Le point d'entrée habituel dans le Serengeti, la descente des contreforts du Ngorongoro, offre un point de vue remarquable sur ce parc.
Meilleure période : pour la migration, de décembre à mai dans le sud du parc et de juin à octobre dans l'ouest et le nord (d'Arusha, compter 5 heures de route ou 1h30 de vol en charter).

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