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Parc national de Mahale
Ce dernier jour nous a permis d'observer des scènes différentes des jours précédents... Grand singe au milieu des feuillages, dans la rosée tiède du matin...   C'est fou l'humanité qu'il y a dans les attitudes de ces animaux. euh... vraiment ??   
Disons que, si leurs attitudes rappellent celles de certains humains, c'est parfois une injure à ces pauvres singes, qui ont le mérite du naturel et de l'absence de préjugés . Ils ont parfois aussi, heureusement des attitudes amicales !
 
Comme ça faisait bien quarante minutes qu'on était avec les chimpanzés, et que les trois autres hôtes du camp nous avaient rejoints, nous nous sommes un peu éloignés.
Nous avons d'abord rencontré un petit groupe de techniciens du camp scientifique qui partait faire des relevés et des enregistrements, munis de perches, de micros, et d'un tas de matériel mal identifiable .
En chemin, nous avons vu une fleur étrange, qui m'a un peu évoqué un petit régime de bananes.
Un peu plus loin nous avons traversé un groupe de petits hangars surveillés par quelques rangers. Un petit écriteau nous a bien situé les occupants des lieux...
Toujours seuls accompagnés de Kabeth, nous sommes repartis à travers la forêt en direction de la plage. Soudain sur la droite du chemin, Kabeth nous a montré les branches qui bougeaient. Il nous a fait signe de le suivre et nous avons quitté la piste. La progression dans ce type de forêt n'est pas évidente, surtout avec des trucs un peu fragiles dans les mains... mais au bout de quelques minutes, nous avons levé la tête et vu au-dessus de nous un jeune chimpanzé qui nous observait avec curiosité. Sa maman n'était pas bien loin et elle l'a vite rappelé à l'ordre. Ce bébé, âgé de trois ans, est loin d'être autonome. Les bébés
tètent jusqu'à deux ans, ensuite ils continuent à téter tout en diversifiant leur régime.

Nous avons quitté à regret nos amis, puis nous avons retiré nos masques avec soulagement.
Sur le chemin du retour à quelques pas de la piste se dressait un énorme Kapokier, ou fromager, d'une quarantaine de mètres de haut, un monstre !
Kabeth nous montre aussi des fleurs bleues dont la tige recèle un suc utilisé comme collyre par les Tongwe.
Nous avons la chance de croiser encore, avant d'arriver à la plage, un guib harnaché dans les grandes herbes, et quelques singes furtifs. Probablement des colobes, qui considèrent les humains comme des amis des chimpanzés... et comme les chimpanzés les chassent pour leur viande, ils ne nous font pas du tout confiance !
Sur la plage nous attend, fidèle au poste, la bergeronnette... et quelques jolis papillons prennent la pose.
 
Nous laissons les rangers à leur lessive et reprenons le chemin du camp via le lac.
On devine à peine le bar aménagé dans la végétation touffue de la berge, et les bandas du camp se font aussi bien discrètes dans le fatras des lianes et des palmes.
Le temps de déjeuner, le temps a viré à l'orage, mais très vite la montagne se dégage.
Le temps change près du lac comme au bord de notre océan.
Nous avons profité du dernier après-midi pour aller revoir nos amis tisserins et alcyons pies.
 
Le soir après avoir traîné un peu dans la bibliothèque du mess, riche en informations locales et plus générales,nous avons dégusté un délicieux curry de kuhay fraîchement pêché, et nous avons siroté une petite amarula devant le feu de camp, au son du tonnerre et des vagues ...
La nuit a été assez mouvementée, le lac faisait un bruit d'enfer et les tsés-tsés se sont rappelées à mon bon souvenir
Le lendemain, comme il faisait gris, tout le monde était moins triste de partir. Certains faisaient une drôle de tête en contemplant le lac, sa houle et le bateau de bois .
Heureusement BL n'a plus le mal de mer depuis quelques moments mémorables en méditerranée et ailleurs, le dernier étant une croisière en bateau mouche sur la Seine 
  
Nous avons longé la rive, vers le nord, croisant en chemin le bateau qui transporte les gens depuis la ville de Kigoma jusqu'au village de pêcheur en bordure du parc en sept heures !!!
Le village en question est appelé à disparaître dans les mois qui viennent car il est sur le territoire du parc et les autorités tanzaniennes ne font pas de détail ! Tout le monde dehors !est le mot d'ordre habituel dès qu'il s'agit de protection de la nature, et par la force si nécessaire . Nous avons enfin atteint notre destination.
 
Les trois autres partent vers Arusha, nous attendons un coucou affrété pour nous rendre à Mahale...Le voici 
 
Au revoir Primus, Orion, Christmas et tous les autres...
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